AERE - Alternatives pour l'Energie, les énergies Renouvelables et l'Environnement

Module Diagnostic d'Alter©

Il utilise en entrée un certain nombre de sources statistiques, de bilans énergétiques et de données locales. Il aboutit à un diagnostic territorial très personnalisé permettant de cibler les actions à réaliser sur un territoire. Ce diagnostic reflète l’activité du territoire, incluant les émissions directes et indirectes. Il fournit aussi en parallèle les résultats selon le périmètre du CITEPA (Centre Interprofessionnel Technique d’Etudes de la Pollution Atmosphérique), de manière à le rendre comparable à d’autres diagnostics.

Si le périmètre d’étude est différent pour la méthode Alter© ou celle préconisée par le CITEPA, la méthodologie de détermination des consommations et émissions est la même dans tous les cas, pour chaque secteur d’activité émettrice :

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Nota : Les résultats sont ventilés par sources, usages, secteurs géographiques et par gaz à effet de serre pour les émissions.

 

Le bilan énergétique

Cette phase essentielle, sur laquelle se bâtit l’ensemble de la démarche de diagnostic, comporte une part importante de collecte et de traitement de données, afin d’obtenir une image fiable et réaliste de la situation énergétique du territoire.

 

Les caractéristiques de consommation et production d’énergie

Pour alimenter son outil, AERE identifie les déterminants de consommation, les données d’entrée qui permettent d’obtenir, par secteur, les consommations d’énergie. De même, en entrant les données de production d’énergie, l’outil prend en compte le mix énergétique propre au territoire.

Deux types de données peuvent être utilisées : d’une part les valeurs réelles de consommations, si disponibles, et d’autre part des statistiques unitaires auxquelles on attribue des facteurs de consommation déterminés selon les caractéristiques locales.

Les valeurs unitaires peuvent être les données réelles de production d’énergie sur le territoire, ou des consommations ponctuelles de certaines industries.

Les estimations statistiques sont réalisées à partir, par exemple, du nombre de résidences principales ou secondaires, de leur époque de construction, des travaux de réhabilitation, qui sont autant de déterminants des consommations du secteur résidentiel.

Toutes ces données sont non corrigées du climat, ce sont les valeurs réelles du territoire.

 

Le coût de l’énergie sur le territoire

Ces consommations d’énergie, ventilées par source d’énergie et par secteur, permettent d’évaluer les dépenses énergétiques du territoire, et donc sa vulnérabilité aux variations des prix des énergies fossiles.

 

Consolidation des données

AERE dispose désormais de nombreuses données et facteurs de consommations qui permettent, en cas d’absence de données de consommation réelle, d’estimer de manière précise les consommations à l’échelle locale.

Ces données sont ensuite consolidées par les données régionales et territoriales et les bilans économiques du territoire.

 

Le bilan des émissions de gaz à effet de serre

À partir des consommations d’énergie et d’autres activités émettrices, nous calculons les émissions de gaz à effet de serre du territoire.

Notre méthode, utilisée sur de nombreuses études depuis plus de 10 ans, s’appuie aujourd’hui sur la démarche du « Plan Climat Territorial » de l’ADEME, et de ses outils d'évaluation des émissions de gaz à effet de serre, comme le Bilan Carbone « Territoires » pour les collectivités, dont elle est proche. Nous avons souhaité garder notre outil, personnalisé et enrichi au fil de notre expérience, car nous en maîtrisons parfaitement le fonctionnement et pouvons l’améliorer au cas par cas.

Nous utiliserons pour cela les facteurs d’émission reconnus au niveau national et international, disponibles dans des guides proposés par le CITEPA ou l’Ademe (Bilan Carbone), complétés ou ajustés en fonction de données locales. L’ensemble des coefficients et ratios utilisés sera fourni de manière totalement transparente.

Nous prendrons en compte les 6 GES du protocole de Kyoto : CO2, CH4, N2O, HFC, PFC et SF6.

Pour la réalisation du bilan des gaz à effet de serre, l’étude portera sur les émissions directes, d’origine énergétique, non énergétique et aussi sur les émissions indirectes.

Les sources d’émissions qui sont prises en compte sont les suivantes (liste non exhaustive) :

 

EMISSIONS DIRECTES

ORIGINE ENERGETIQUE

NON ENERGETIQUE

  1. Combustions
    • consommation énergétique industrielle
    • transport
    • résidentiel et tertiaire
    • agriculture
  2. Emissions fugitives
    • combustibles solides
    • combustibles liquides et gazeux
  1. Procédés industriels émetteurs hors combustion
  2. Utilisation des solvants et gaz fluorés
  3. Agriculture hors énergie:
    • fermentation entérique
    • gestion des déjections animales
    • sols agricoles
  4. Déchets
    • décharges
    • traitement des eaux usées
    • incinération des déchets
  5. Utilisation et changement d’affectation des terres

 

EMISSIONS INDIRECTES

ORIGINE ENERGETIQUE

NON ENERGETIQUE

  • production et transport d’énergie hors du territoire et consommé dans le territoire
  • transport des produits à destination du territoire ou « exportés » hors du territoire
  • déplacements de personnes vers et en provenance du territoire
  • fabrication des produits « importés » et consommés sur le territoire
  • traitement des déchets produits sur le territoire mais traités à l’extérieur du territoire

 

Les sources d’émissions comptabilisées par la méthode du CITEPA sont en fait uniquement les émissions directes. Pour notre diagnostic, nous comptabilisons aussi les émissions indirectes.

 

Les flux de carbone dans le diagnostic

Une partie des émissions, notamment pour l’agriculture, sont compensées en partie par une séquestration de carbone dans les sols et la biomasse. Alter© prend en compte ces propriétés des sols et des cultures et forêts en les comptant comme des émissions négatives pour la forêt, ou en pondérant les facteurs d’émission pour l’agriculture.

Pour évaluer la capacité de fixation des émissions de gaz à effet de serre sur le territoire, l’outil prend en compte, si les données sont disponibles :

  • les surfaces des différentes cultures et prairies,
  • la quantité de déchets organiques épandues : effluent d’élevage, compost de déchets verts, boues de station d’épuration,
  • les quantités de carbone fixées annuellement par la croissance forestière,
  • etc.…

Les pratiques culturales et les changements d’affectations des sols sont des éléments clés du bilan carbone de l’agriculture et de la sylviculture. La connaissance de ces pratiques permet d’affiner le diagnostic.

 

Format des résultats Alter©

Les résultats sont disponibles de manière globale pour le territoire, par regroupement (ex : communautés de communes, départements) ainsi que par commune.

Alter© est pourvue d’une double présentation des résultats : il présente en effet les résultats au format prévu par le CITEPA d’une part, mais aussi selon une présentation qui lui est propre et qui est mieux adaptée à l’élaboration des PCET.

La principale différence entre ces deux formats réside dans la localisation géographique des émissions. Le CITEPA ne prévoit de compter que les émissions effectivement réalisées sur le territoire, car sa méthodologie est « orientée source » : cela n’inclut pas les émissions extérieures pour la production d’énergie (exemple : l’utilisation de l’électricité pour le chauffage est totalement non émettrice sur le territoire), mais inclut par contre les émissions sur le territoire non liées à son activité (transit international sur un axe routier par exemple). Cette méthode, élaborée pour homogénéiser les différents inventaires d’émissions et ainsi les rendre comparables et additionnables, ne convient pas aux besoins d’un diagnostic territorial pour l’élaboration d’un PCET.

Alter© propose donc un diagnostic incluant les émissions indirectes liées par exemple à l’utilisation d’électricité produite à l’extérieur, ou à la consommation d’intrants fabriqués à distance puis transportés sur le territoire par exemple.

Nous aurons ainsi pour chaque secteur une double sortie avec d’une part, un tableau selon la norme du CITEPA, où le périmètre d’étude exclut les émissions indirectes extérieures au territoire, et l’autre sortie propre à Alter©, spécialement conçue pour les PCET, où nous incluons les émissions directes et indirectes.

 

Exemple de tableau récapitulatif ventilé selon le PNLCC

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